Política lingüística

  • M. Paz BATTANER ARIAS (Barcelone, Espagne)
    España, observatorio de política lingüística
    (Spain, observatory for linguistic policy)
    1998, Vol. III-1, pp. 41-56

    On peut distinguer aujourd'hui en Espagne cinq grandes zones bilingues. On se propose dans cet article d'en décrire la situation sociolinguistique ainsi que les règles de régulation linguistiques qui y ont été élaborées dans les vingt dernières années, et dont on tentera ensuite d'apprécier les effets.


    Palabras clave: 
  • Augusto CARLI (Modène, Italie)
    Plurilinguismo e lingue minoritarie nella politica linguistica europea / Plurilinguisme et langues minoritaires dans la politique linguistique de l'Union Européenne
    (Multilingualism and minority languages in European language policy)
    2004, Vol. IX-2, pp. 59-79

    Cet article envisage quelques mesures normatives de la récente politique linguistique soutenue par l'Union Européenne (UE). On en dispute ici certains aspects problématiques et contradictoires. L'analyse considère deux différents secteurs : a) la protection des langues minoritaires et b) le régime des langues de travail à l'intérieur des institutions européennes mêmes.En ce qui concerne les langues minoritaires l'article prend en compte la Charte Européenne pour les Langues Régionales ou Minoritaires du 1er mars 1998 et en met en évidence les points de force ainsi que les faiblesses. Les contradictions entre les aspects théoriques et pratiques sont encore plus évidentes lorsqu'on prend en considération le régime linguistique des langues de travail à l'intérieur des institutions européennes. En ce cas la proclamation du plurilinguisme est complètement bouleversée par la pratique effective du monolinguisme anglais.


  • Mathieu DEVINAT (Sherbrooke, Canada)
    Le bijuridisme et le bilinguisme canadiens : des idéaux sous tension
    (Bijuridism and bilingualism in Canada: ideals under tension)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 33-50

    Depuis sa création en 1867, le Canada est fondé sur un compromis politique entre les deux peuples fondateurs, qui a donné lieu à la mise en place d'un système juridique reconnaissant expressément un statut officiel à deux langues et traditions juridiques distinctes. En retour, la réalisation de ses idéaux présente un défi, car il suppose que les juristes soient dotés d'une double culture juridique et d'une maîtrise des langues hors de la portée du citoyen moyen, et probablement d'une majorité de juristes eux-mêmes ! Le présent texte a pour objectif de présenter de manière critique les discours et les raisonnements entourant la mise en ouvre du bilinguisme et du bijuridisme en droit canadien. Car, à notre avis, l'exemple canadien met en évidence les enjeux méthodologiques et terminologiques liés à la consécration de plusieurs langues et systèmes juridiques au sein d'un même ordre juridique.


  • Simon TAYLOR (Paris-Diderot)
    The European Union and National Legal Languages: an Awkward Partnership?
    2011, Vol. XVI-1, pp. 105-118

    L'harmonisation du droit des États-Membres de l'Union européenne dans les différentes sphères du droit privé constitue un enjeu important du processus d'intégration. Le principal mécanisme qui permet cette harmonisation est la directive. L'harmonisation des droits nationaux présuppose l'application uniforme de la législation communautaire au niveau des systèmes juridiques nationaux. De nombreux défis liés à l'application harmonisée de la législation communautaire soulèvent des problèmes de langage juridique. Dans cet article nous examinerons plus particulièrement la directive européenne sur la responsabilité du fait des produits défectueux, qui illustre bien plusieurs problèmes linguistiques soulevés ainsi qu'un certain nombre de solutions envisageables dans la perspective d'une harmonisation efficace. Nous nous bornerons à un examen des versions de langues anglaise et française, sans oublier les difficultés de mise en œuvre/incorporation de cette directive dans les droits français et anglais.