Comunicación oral

  • Louis-Jean BOË (Grenoble)
    La communication parlée : développements récents de la recherche
    (Research in oral communication: recent developments)
    2008, Vol. XIII-2, pp. 5-7
  • Louis-Jean BOË (Grenoble)
    La croissance de l'instrument vocal : contrôle, modélisation, potentialités acoustiques et conséquences perceptives
    (Growth of the vocal instrument: control, modelisation, acoustic potential and their perceptive consequences)
    2008, Vol. XIII-2, pp. 59-80

    Pour pouvoir étudier précisément l’évolution du conduit vocal et des articulateurs, et en induire des informations sur le contrôle moteur et les potentialités acoustiques durant la croissance, il est essentiel de disposer de données tout au long de l’ontogenèse, de la gestation à l’âge adulte. La morphogenèse du conduit vocal, qui s’étend sur une vingtaine d’années et dépend, pour l’essentiel, des structures osseuses cranio-faciales, est loin d’être linéaire. Les nouvelles données de la génétique rendent lisibles les données de croissance osseuse et donc de celles du conduit vocal. Pour pouvoir prédire les conséquences de la croissance sur les premières manifestations vocales pré-linguistiques (les proto-syllabes et le babillage), les stratégies de contrôle articulatoire, et quantifier les potentialités acoustiques du conduit vocal, des modèles sont mis en œuvre le plus proche possible des données articulatoires. Les stimuli de synthèse articulatoirement réalistes permettent de tester des hypothèses sur le processus perceptuo-moteur de l’enfant. Enfin ces modèles sont utilisables dans le cadre des recherches phylogénétiques sur l’émergence de la parole. L’étude de la croissance du conduit vocal constitue un paradigme expérimental de choix pour les recherches en parole.


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  • Louis-Jean BOË (Grenoble)
    La matérialité des structures sonores du langage
    (The material aspect of sound structures in language)
    1996, Vol. I-1, pp. 41-54

    Les grandes tendances des systèmes phonologiques des langues du monde relèvent-elles de contraintes de production et de perception ? Cette question s'inscrit dans le cadre d'une linguistique "orientée substance" proposée simultanément par Lindblom et Stevens en 1972. Sont présentées et discutées ici plusieurs tendances universelles des systèmes phonologiques qui pourraient être expliquées par la matérialité des structures sonores et resituées dans le cadre de l'ontogenèse.La matérialité et la prédiction des systèmes vocaliques et syllabiques nous semble un espace privilégié pour faire un état de la question à partir de travaux menés dans ce domaine à l'ICP à la lumière de certaines tendances universelles.


  • Geneviève CAELEN-HAUMONT (CNRS-Grenoble)
    Lexique, indices mélodiques et auto-interprétation
    (Lexicon, melodic indices and auto-interpretation)
    1996, Vol. I-1, pp. 25-40

    L'objectif de cet article est de tenter, grâce à une expérimentation, de dresser un bilan des relations entre la prosodie et les différents domaines de la linguistique (syntaxe, sémantique) et de la pragmatique. La prosodie exerçant la fonction de véhiculer l'interprétation du sens que le locuteur accorde à son discours, la méthode qui est proposée est de définir des modèles linguistiques qui se prêtent à une quantification de telle manière qu'ils puissent à la fois fournir une stratégie interprétative des contenus linguistiques et également prédire une structuration mélodique de la trame lexicale. En nous appuyant sur les résultats d'une expérimentation montrant les liens entre d'une part les contraintes propres au texte, à la situation du discours et ses phases, et d'autre part la distribution des modèles et des indices mélodiques, nous définissons la prosodie, et plus précisément la mélodie, comme un lieu subjectif d'instanciation d'une dimension linguistique ou pragmatique dans un espace de nature pragmatique.


  • Susanne FUCHS (Berlin, Allemagne)
    Understanding speech production: The PILIOS approach
    2008, Vol. XIII-2, pp. 35-44

    La compréhension et la modélisation des mécanismes biologiques et physiques sous-jacents à la production de la parole offrent un cadre fructueux pour comprendre le contrôle de la parole et ses liens avec le linguistique. Nous illustrons ce parti pris méthodologique avec deux études. Tout d’abord, nous avons exploité un modèle anthropomorphique de la langue pour étudier exhaustivement l’ensemble possible de ses formes dans le plan sagittal. Nous montrons que les directions principales de déformation observées dans différents langages ne sont pas imputables à un contrôle spécifique à la parole, mais à des caractéristiques anatomiques et biomécaniques intrinsèques. La seconde étude s’intéresse à l’effet de creux observé sur la langue au cours de la consonne dans des séquences VCV. Nous suggérons que l’analyse simultanée de signaux EMG et de position associée à la prise en compte des mécanismes de génération des signaux EMG offre des alternatives crédibles aux interprétations classiques en termes de contrôle de la parole.


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  • Stéphanie LOPEZ (Toulouse 2-Le Mirail / CNRS)
    Analyse des communications pilote-contrôleur : entre norme et réalité des usages langagiers
    (An analysis of communication between pilots and air traffic control : between norms and realities of linguistic usage)
    2014, Vol. XIX-1, pp. 87-101

    Le domaine du contrôle aérien offre un cadre parfait d’analyse de la mise en œuvre d’une norme langagière. Dans ce domaine, la phraséologie est un langage spécialisé censé permettre des communications sûres et efficaces entre pilotes et contrôleurs lors des situations les plus courantes de la navigation aérienne. Lorsqu’elle ne suffit pas, une forme langagière plus naturelle doit être employée : le ‘plain language’, dont l’introduction récente et la mise en œuvre restent problématiques. Une analyse comparée entre un corpus de référence et un corpus de communications réelles permet une description et une catégorisation des variations observées sur la fréquence radio par rapport à la phraséologie ainsi qu’une réflexion sur les notions de norme et d’usage dans le domaine du contrôle aérien.


  • Hélène LŒVENBRUCK (Grenoble)
    From gestural pointing to vocal pointing in the brain
    2008, Vol. XIII-2, pp. 23-33

    La deixis, ou pointage, est la capacité d’attirer l’attention du spectateur ou de l’auditeur vers un objet, une personne, une direction ou un événement. Le pointage est impliqué à différents stades du développement de la communication chez l’être humain, via diverses modalités : d’abord avec les yeux, puis avec le doigt (l’index), puis l’intonation et enfin la syntaxe. Il est ubiquitaire lors des interactions humaines et est probablement universel. Le rôle du pointage avec l’index dans l’acquisition du langage suggère qu’il pourrait être un précurseur du pointage vocal et que pointages gestuel et vocal pourraient être ancrés dans un même réseau cérébral.


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  • Kirk MCELHEARN (CNRS)
    Writing Conversation. An Analysis of Speech Events in E-mail Mailing Lists
    2000, Vol. V-1, pp. 71-88

    Le courrier électronique est une forme de communication dont l'utilisation est en croissance exponentielle au moment où l'Internet et les autres moyens de communication par ordinateur, CMC (computer-mediated communication), deviennent plus accessibles au grand public. Au-delà de son utilisation dans la communication interpersonnelle, au même titre que les lettres, les notes de service ou les fac-similés, il sert également dans la communication au sein de groupes qui partagent des intérêts ou des buts communs, par l'intermédiaire des listes de diffusion. Alors que ce type de CMC est une forme de communication écrite, de nombreux aspects du discours mis en ouvre dans ces listes rejoignent ceux du discours parlé. Cet article présente le fonctionnement des listes de distribution, la façon dont le type de liste influence le type de discours utilisé, et les différents types d'interactions (speech events) employés dans ces listes.


  • Serge PINTO (Aix-Marseille)
    Troubles du contrôle moteur de la parole : contribution de l'étude des dysarthries et dysphonies à la compréhension de la parole normale
    (Disorders in motor control of speech: a contribution to the study of dysarthrias and dysphonias in normal speech comprehension)
    2008, Vol. XIII-2, pp. 45-57

    Si le terme de dysphonie est clairement identifié comme un trouble de la phonation, la dysarthrie est souvent restreinte, à tort, à un trouble arthrique. La dysarthrie caractérise en fait un trouble de l’exécution motrice de la parole, dont l’origine est une lésion du système nerveux central ou périphérique ; elle implique de multiples altérations possibles lors de la réalisation motrice de la parole, pouvant influencer la respiration, la phonation, l'articulation, la résonance et/ou la prosodie. La distinction entre dysphonie et dysarthrie selon l'étage anatomique atteint par un déficit ne rend donc pas forcément compte de la dualité entre les deux termes ; en revanche, une distinction établie plutôt sur la base de l'origine neurologique ou non du trouble semblerait plus adaptée pour décrire le plus précisément possible les multiples dysfonctionnements de la voix et de la parole. De fait, l'étude des dysarthries et des dysphonies pour la compréhension de la parole normale est une approche originale considérant la dysfonction comme un modèle d’investigation à part entière.


  • Jean-Luc SCHWARTZ (Grenoble)
    The common language of speech perception and action: a neurocognitive perspective
    2008, Vol. XIII-2, pp. 9-22

    Quels sont les processus mis en œuvre pour extraire les informations du signal de parole ? Plus de 50 ans après l'apparition de la théorie motrice de la perception de la parole, de récentes découvertes neurophysiologiques contestent l'idée que la perception de la parole repose sur des mécanismes purement auditifs et suggèrent que le système moteur jouerait également un rôle fondamental dans la compréhension de la parole. L'objectif du présent chapitre est d'examiner ces résultats dans une tentative de définir ce que pourrait être le « langage commun de la perception et de l'action ».


  • Brigitte ZELLNER (Lausanne, Suisse)
    Structures temporelles et structures prosodiques en français lu
    (Temporal and prosodic structures in French reading)
    1996, Vol. I-1, pp. 7-23

    Si la composante prosodique est intégrée dans les systèmes de synthèse de la parole depuis plusieurs années, une dimension temporelle a cependant été peu prise en compte. Il s'agit de la fluidité de la parole. Une parole fluide se caractérise par une gestuelle verbale produite avec aisance, avec des transitions et des attaques douces et un débit rapide et sans heurt. Il sera montré que, pour le français, le manque de fluidité dans les paroles de synthèse actuelles s'explique par la génération d'une structuration temporelle trop pauvre car cette structure est supposée être congruente à la structure accentuelle. Une nouvelle approche de l'organisation temporelle de l'énoncé sera ensuite présentée.